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Découvrez le récit de Guillaume AVOND, qui a réalisé un défi incroyable!! Dimanche 22 Juillet 2018 : accompagné de mon papa (présent pour m'assister le lendemain), nous arrivons à lhôtel les flocons à La Sauze. Il est aux environs de 21h30, nous venons de prendre un bel orage sur la route, de quoi rajouter une petite pression supplémentaire Allez au dodo, vers 22h30, une bonne nuit et demain je serais d'attaque. Lundi 23 Juillet 2018 : 05h00 du matin, le réveil sonne, je crois avoir très mal dormi, ce n'est pas grave, lexpérience de mes 3 Embrunman, avant lesquels je n'avais pas bien dormi, me réconforte quelque peu. 05h50, petite photo devant l'office du tourisme de Jausiers, et c'est parti, je pars avec ce sentiment de motivation et en même temps de peur, un mélange de deux sentiments assez explosif, mon fidèle ravitailleur s'en rappellera je pense Dès les premières minutes, le cœur monte, peut être un peu trop mais tant pis, j'ai des bonnes jambes, le repos relatif de la semaine précédente à porté ses fruits. A lattaque du col de Vars, les jambes tournent bien, le moral est bon, il fait beau, un peu frais mais bien équipé tout va bien. Col relativement facile, malgré la fin assez irrégulière, je suis en haut du premier des 7 cols. Mon père est en haut, une petite photo et cest reparti pour la descente. S'en suis la remontée vers Briançon, peut être la partie la moins intéressante, mais je profites des montagnes qui m'entourent. A lattaque de lIzoard, jai toujours la cadence et les jambes qui vont bien, un col qui m'est cher puisque cest l'emblème même de l'Embrunman. Arrivé en haut du deuxième col, petite photo et ravitaillement, je quitte les jambières, il fait un temps magnifique, je garde quand même la veste pour la descente. A lattaque de la descente, la Casse Deserte est toujours aussi spectaculaire, arrivé au pied j'attaque la petite jonction pour rejoindre le col d'Agnel, je discute avec 2 cyclos, en leur racontant mon périple, ils mencouragent et me laissent au croisement du col, pour ma part je continue ma chevauchée, mon assistant est toujours là, toujours bienveillant Le col d'Agnel est long, il arrive haut, mais j'ai toujours la motivation, certes le coup de pédale est un peu moins fluide (Ah bon. ???), mais ça va toujours bien, mon père m'attend en haut, un petit ravito coca sandwich, une photo, et me voilà en Italie L'Italie, cest joli, par contre les routes c'est pas ça!! La descente de l'Agnel se passe sans trop d'encombre, même si je suis obligé de jouer de ma technique pour éviter quelques trous Arrivé à Sampeyre, je mattaque au col du même nom, et là les choses sérieuses commencent, déjà car il fait chaud, car c'est le 4eme col, mais surtout car la route (Peut on appeler ça une route ???) n'est vraiment pas bonne, je prends mon mal en patience, mon père est toujours à mes petits soins, moi je suis toujours aussi chiant mais ca c'est normal, cest que tout vas bien :-D Je monte petit à petit, passant des portions ou le bitume n'existe plus, ça rajoute quelque chose d'indescriptible, des vieilles images du Giro qui viennent à la tête. Bref je suis en haut du 4eme col, mais seul Mon assistant n'est pas là, il à été bloqué dans la montée, tant pis je fais mon selfie en haut du col et je continue 500m de descente et le crash avec une marmotte est évité de peu, oufff, jai eu la peur de ma vie je continue à descendre prudemment, jeffectue la liaison jusquau col de la Fauniera, le pire des 7 majeurs soit disant . J'attaque les premières rampes, assez facile, mais je ne me suis pas ravitaillé depuis quelques temps, je commence à perdre patience, ne voyant toujours pas arrivé mon assitant de père je commence à minquiéter, finalement pas de soucis, il arrivera quelques minutes plus tard, on sarrête dans la montée, je me ravitaille comme il faut et cest reparti, le mental commence à prendre le relais, le coup de pédale n'est plus aérien. La suite du col est un enfer, avec des coups de culs à plus de 17% et une route mauvaise... mais l'ambiance reste magique, le haut du col et là petite photo et non ce nest pas la Fauniera, il faut encore faire 1,5km, et pas simple en plus. Arrivé en haut, toujours du classique, ca fait 5 fois qu'on répète le geste et cest reparti, direction la Lombarde et le retour en France. Un superbe col, dur mais le revêtement est bon et puis cest le 6eme col, à la fin de celui ci il nen restera qu'un!! Arrivé en haut tranquillement, de toutes les facons, je serais incapable d'accélérer, j'ai mon rythme de croisière, un léger asthme d'effort mais ça va, le mental est toujours là, la vie est bellerépétition sur le haut, je remets la veste et cest parti en direction de la Bonnette, la plus haute route d'Europe. Dans la descente, un renard se jette devant moi et fait demi tour inextremis, à ce moment là je me suis vu dans le décor, mais non, les dieux du vélo sont avec moi, à ce moment là je sais qu'il ne pourra rien m'arriver! A l'attaque de la vallée de la Tinée, léger faux plat montant, vent de face, cest long mais je ne languis pas, la nuit tombe, je remets le gilet jaune du Paris Brest Paris, (sympathiquement prêté par Fred la veille de mon départ), j'allume mes phares et cest parti pour le fameux col de la Bonnette, la montée se passe bien, cest assez facile sauf le dernier KM qui est simplement horrible, pendant la montée seulement deux voitures me doublent, ils doivent bien ce demander ce qu'un cycliste fait la dedans à cette heure avancée de la soirée. Le sentiment d'être seul au monde et dêtre privilégié me donne du baume au coeur il est minuit et quelques minutes, BORDEL, je suis en haut du dernier col, mon quadriceps droit me fait mal, petite photo en haut du col, à peine le temps den profiter, je veux vite descendre car il fait froid je mets même ma veste dhiver, la fatigue me prends, je crois mendormir plusieurs fois dans la descente les KM de descente me paraissent très très long, et là le panneau JAUSIERS, ouf, je suis arrivé, je lai fait !!! Je ne réalise pas car je suis fatigué, je ne sais même pas combien de temps jai mis mais ça cest accessoire Une (très mauvaise) nuit dans le fourgon me permet de regarder les statistiques : 18h42min42s : Waouh le temps de dingue, je n'aurais jamais imaginé ça, seulement 32 minutes d'arrêts en tout est pour tout !!! Quel bonheur ce sentiment de plénitude au petit matin. Je tiens à remercier mon papa, qui a super bien géré la chose, malgré mon caractère de cochon ardéchois : tu as été au top. Merci à mon oncle pour le prêt de son GPS. Merci à tous pour vos messages, sms : Vous êtes ma source dinspiration. Et grosse pensée pour des personnes qui se reconnaitrons, certaines ne sont plus là physiquement mais elles mont accompagnées par la pensée cest sûr. Bien à vous Guillaume
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